invités dans Photo Storia
Découvrez celles et ceux qui font la photographie. À chaque épisode, un invité, une histoire, et le récit qui se cache derrière ses images.
Stéphane SCOTTO
Parisien devenu enfant du bassin d'Arcachon, Stéphane Scotto a découvert la photographie aérienne pendant son service militaire à Dakar — « les deux plus belles années de ma vie ». Depuis, il survole inlassablement son territoire en ULM pour en révéler la beauté changeante, exposée dans sa galerie et réunie dans sept livres.
Il raconte un parcours de cinéaste devenu photographe de paysage, son engagement pour l'environnement et l'aventure de son dernier ouvrage, « Organique ».
Wody YAWO
Photographe togolais « à 100 % et fier de ses origines », Wody Yawo est venu à l'image par la mode, après le stylisme et la peinture. À Lomé, il habille ses shootings de décors et de sens, et mène en parallèle un projet artistique au long cours, « Les états d'âme », où il met en scène les émotions.
Présenté à Photo Storia par le photographe John Kalapo, il raconte un parcours d'autodidacte guidé et une scène togolaise de la mode en pleine effervescence.
Olivier HANNAUER
Ancien cuisinier devenu photographe sur le tard, Olivier Hannauer a trouvé sa signature là où on ne l'attendait pas : sur les toits de Strasbourg, la nuit. D'une contrainte — l'agoraphobie et le vertige — il a fait un point de vue unique sur sa ville, immortalisé dans son livre « Strasbourg depuis les toits ».
Dans sa galerie de la Petite France, il raconte un parcours de reconversion, sa quête de points de vue inédits et son amour d'une cathédrale devenue phare dans la nuit.
Sébastien ROIGNANT
Breton expatrié à Lyon, Sébastien Roignant est venu à la photographie par détour — après l'infographie 3D et une crise économique qui a tout rebattu. Formateur suivi par des centaines de milliers de photographes, il est aussi l'auteur d'une œuvre personnelle singulière, où le corps nu se fond dans le paysage.
De ses séries « Soledad » et « Jessica » à son livre sur la photo de mariage, il raconte une vie où l'appareil est moins une fin qu'une façon de voir le monde comme du cinéma.
Apsatou BAGAYA
Partie du Niger enfant, devenue comptable puis photographe de studio à Cotonou, Apsatou Bagaya est rentrée au pays sur le conseil d'un maître : « C'est chez toi que tu trouveras ton inspiration. » De ce retour est née une photographe d'auteur qui pose un regard de femme sur le Niger — ses villes, ses traditions, la condition des femmes.
Rencontrée au Centre culturel de Niamey où elle expose, elle raconte un parcours parti de rien et une reconquête de ses racines.
Alexandre SATTLER
Photographe voyageur et humaniste basé en Alsace, Alexandre Sattler a fait de la beauté des autres son sujet de prédilection. D'un premier voyage au Togo qui bouleverse le jeune homme paumé qu'il était, aux sâdhus de l'Himalaya et à une grand-mère birmane qu'il baptise « la doyenne du monde », il capte partout la joie et la lumière de l'humanité.
Faiseur d'images autant que preneur de son, il raconte ici son parcours, ses rencontres et ses livres qui font du bien.
Géraldine ARESTEANU
Née en Roumanie sous la dictature, Géraldine Aresteanu a décidé à treize ans, au lendemain de la révolution, qu'elle raconterait des histoires avec des images. Installée à Orléans, elle a fait de l'humain son unique sujet — du PDG au sans-abri, du soignant au travailleur étranger. Avec sa série « 24h », elle partage la vie entière d'une personne, non-stop, pour en saisir l'intimité.
Elle raconte ici son parcours, sa méthode et ses deux livres engagés, « 24h en réa » et « Étranger ».
Maurice ASCANI
Arrivé au Niger à la fin des années 1960 à la faveur d'une panne de moteur, Maurice Ascani n'en est jamais reparti. Cinquante-quatre ans plus tard, ce photographe français est devenu l'une des grandes mémoires visuelles du pays et du Sahara.
De sa rencontre avec le premier pharmacien de Niamey aux fêtes peules de la cure salée, de la faune disparue du Tenéré à ses livres « majestueux », il raconte une vie entière vouée à photographier une Afrique qu'il a vue changer.
James CHEVREUIL
Ancien pharmacien devenu, à la retraite, un photographe de nature insatiable, James Chevreuil a promené son appareil sur terre, sous l'eau et jusque dans les airs. Des dispensaires de brousse africaine aux baleines des Tonga, des affûts flottants de la Dombes à une danse improbable avec un éléphant de mer, il raconte une vie de reportage animalier.
Et surtout son livre, « Les chevaux du vent », fruit de cinq années passées à guetter les chevaux de Camargue au ras des sabots.
Caroline BARDIN
Marseillaise devenue amoureuse des sommets, Caroline Bardin a vécu cinq ans dans la vallée de Chamonix, un appareil toujours à portée de main. Ancienne journaliste aux mille métiers, elle photographie la montagne à l'instinct, sans trépied ni longue attente, guettée par les lumières rasantes.
De ces années est né son tout premier livre, « Lumière sauvage au pays du Mont-Blanc » — un objet autofinancé qui, dit-elle, prend les choses à l'envers.