Valentina Benigni, le flamenco saisi entre émotion et mouvement
Biographie de Valentina Benigni
Valentina Benigni est une photographe italienne installée à Nîmes. Passionnée de photographie depuis l’enfance, elle a d’abord mené une carrière internationale de cadre dans le conseil avant de se consacrer, à la faveur du confinement, à la photographie. Ancienne danseuse classique et contemporaine, elle se spécialise dans la photographie de danse, et particulièrement du flamenco, qu’elle saisit en jouant sur la pose longue et le mouvement. Elle est l’autrice du livre « Flamenca » et mène aussi une activité de photographie d’entreprise.
De l’appareil chapardé à la reconversion
Valentina Benigni a commencé la photographie à cinq ans, en « piquant » l’appareil argentique de ses parents — sans doute la plus jeune vocation de tout le podcast. Longtemps, la photo est restée son « nid » intime, un moyen de figer des instants et des émotions qu’on ne peut répliquer. Mais ses parents, pourtant passionnés, répétaient que « ce n’est pas un métier » : elle fait alors une école de commerce et mène une carrière internationale de cadre, dans le conseil en innovation digitale pour les banques. Un amour la conduit en France — Brumath, le Luxembourg, Paris, puis Nîmes —, où elle apprend la langue et s’adapte. Quand le confinement coïncide avec la fin de cette histoire, elle décide de « faire le saut » et de vivre, enfin, de sa passion.
La danse, une passion qui renaît par l’image
Avant l’objectif, il y a eu la scène : Valentina Benigni a dansé le classique et le contemporain pendant près de vingt ans, jusqu’à ce que des blessures aux genoux — et quatre opérations — l’obligent à renoncer. La photographie de danse lui permet de revivre autrement l’émotion du plateau, qu’elle connaît de l’intérieur. En plein confinement, faute de spectacles en France, elle s’envole pour Madrid, le seul endroit où l’on danse encore, et découvre le flamenco — des artistes qui se produisent « comme si c’était leur dernière fois », dans une intensité rare. De retour à Nîmes, elle expose ces images dès la sortie du confinement, puis à Arles, dans le programme OFF des Rencontres. Sa signature s’affirme : la pose longue, qui garde un point net tandis que le reste devient mouvement, pour traduire l’élan de la danse.
« Flamenca », un premier livre exigeant
De ces expositions naît une demande récurrente du public : « Vous n’avez pas un livre ? » L’idée fait son chemin. Soucieuse d’un rendu à la hauteur de ses tirages d’art, elle choisit une fabrication haut de gamme chez l’imprimeur Escourbiac, dans le Tarn : impression beaux-arts aux encres pigmentaires, deux papiers distincts pour la couleur et le noir et blanc, cahiers alternés, couverture mate rehaussée d’un titre brillant. Elle mène de front la maquette et une campagne de financement participatif, réussie à plus de cent pour cent, dans un calendrier très serré. « Flamenca » paraît en novembre 2022 : quatre-vingts photographies, cinq cents exemplaires, et une danseuse devenue photographe qui a tenu à se rendre elle-même le jour de l’impression.
Liens
Pour suivre Valentina Benigni :
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Les références de l’épisode
- Livre « Flamenca » (2022 ; danse flamenco ; 80 photographies ; 500 exemplaires ; tirages beaux-arts aux encres pigmentaires)
- Imprimé chez Escourbiac (Graulhet, Tarn) ; deux papiers (couleur / noir et blanc), cahiers alternés, couverture mate à titre brillant
- Campagne de financement participatif (~112 %)
- Expositions : Nîmes (juin 2021), Arles (Rencontres de la photographie, programme OFF 2021)
- Collectif de photojournalisme ; Visa pour l’Image (Perpignan, 2020) ; workshop de Milena Perdriel
- Danse classique et contemporaine (~20 ans) ; photographie d’entreprise (activité alimentaire)
- Escourbiac → John Briens (n°5) et Gérard Bayssière (n°18, dont elle cite l’épisode) — → à mapper
Au fil de l’épisode
- 00:02:01 — Photographe depuis l’âge de cinq ans
- 00:05:12 — « Ce n’est pas un métier » : l’école de commerce
- 00:06:20 — L’arrivée en France, par amour
- 00:08:12 — Le confinement et le grand saut
- 00:10:57 — Le collectif de photojournalisme
- 00:15:37 — La danse, une passion de toujours
- 00:16:47 — Le flamenco, découvert à Madrid
- 00:18:48 — Les premières expositions
- 00:22:32 — La naissance du livre « Flamenca »
- 00:26:20 — La campagne de crowdfunding
- 00:29:11 — La maquette et les deux papiers
- 00:33:20 — La pose longue, saisir le mouvement
FAQ
Qui est Valentina Benigni ?
Une photographe italienne installée à Nîmes, ancienne danseuse et ancienne cadre dans le conseil. Elle s’est consacrée à la photographie à la faveur du confinement et se spécialise dans la photographie de danse.
De quoi parle son livre « Flamenca » ?
De la danse flamenca, qu’elle a découverte et photographiée à Madrid pendant le confinement. Le livre réunit quatre-vingts photographies, en tirage beaux-arts soigné.
Quelle est sa signature photographique ?
La pose longue : elle conserve un point net tandis que le reste de l’image devient mouvement, pour traduire l’élan et l’émotion de la danse.
Comment le livre a-t-il été fabriqué ?
Chez l’imprimeur Escourbiac, dans le Tarn, en impression beaux-arts aux encres pigmentaires, avec deux papiers différents ; il a été financé par une campagne de crowdfunding.